
Même si j'ai changé pas mal de fois d'écoles, d'endroits, j'ai toujours ce mal de bide qui crie "et si tu ne rencontrais personne? et si tu restais seule?".
Changer d'école. Ma foi oui, pas vraiment compliqué. Changer de ville...ça l'est un peu plus. On n'a pas vraiment d'amis chez qui débarquer pour hurler au secours, qu' on ne pourra jamais parler à personne dans cette promo, qu'ils ont tous des têtes bizarres et qu'on est sur que personne nous aime. Juste pour qu'on nous dise "mais nan tu verras".
On a toujours l'impression que les autres de la "classe" nouvellement formée se connaissent tous. Qu'ils ont au moins UNE personne sur qui s'appuyer. Et que nous, non. Que nous sommes l'exclu. Que sur 20 personnes, y'en a toujours une qui se retrouve toute seule. Et j'ai souvent eu l'impression que c'était moi. Aujourd'hui encore, à 22 ans, en première année de Master.
C'est bien beau de se plaindre! Mais que faut-il faire? Je fais un effort de fou : je vais voir les gens dehors à la pause, les fumeurs. Eux les fumeurs. Il y a encore 3 mois, j'en étais. Et que je sais que c'est là bas, dehors, dans CancerLand que les premiers liens se font. Parce qu'on n'a pas le choix, qu'on se retrouve ensemble et qu'on peut pas se défiler. On parle et on échange.
Ca je le sais. Donc j'y vais. Et c'est là où je peux parler aux gens. Aller voir les fumeurs quand on a arreté de fumer. Pas simple mais j'ai l'impression que c'est là, ma place. Chez les fumeurs à la pause. Même si le comportement ne me correspond plus. Je me sens appartenir à ces gens là. C'est souvent les gens avec qui je m'entends le mieux, avec qui je rigole le plus. Ce suicide collectif rapproche les gens.
Changer d'école. Ma foi oui, pas vraiment compliqué. Changer de ville...ça l'est un peu plus. On n'a pas vraiment d'amis chez qui débarquer pour hurler au secours, qu' on ne pourra jamais parler à personne dans cette promo, qu'ils ont tous des têtes bizarres et qu'on est sur que personne nous aime. Juste pour qu'on nous dise "mais nan tu verras".
On a toujours l'impression que les autres de la "classe" nouvellement formée se connaissent tous. Qu'ils ont au moins UNE personne sur qui s'appuyer. Et que nous, non. Que nous sommes l'exclu. Que sur 20 personnes, y'en a toujours une qui se retrouve toute seule. Et j'ai souvent eu l'impression que c'était moi. Aujourd'hui encore, à 22 ans, en première année de Master.
C'est bien beau de se plaindre! Mais que faut-il faire? Je fais un effort de fou : je vais voir les gens dehors à la pause, les fumeurs. Eux les fumeurs. Il y a encore 3 mois, j'en étais. Et que je sais que c'est là bas, dehors, dans CancerLand que les premiers liens se font. Parce qu'on n'a pas le choix, qu'on se retrouve ensemble et qu'on peut pas se défiler. On parle et on échange.
Ca je le sais. Donc j'y vais. Et c'est là où je peux parler aux gens. Aller voir les fumeurs quand on a arreté de fumer. Pas simple mais j'ai l'impression que c'est là, ma place. Chez les fumeurs à la pause. Même si le comportement ne me correspond plus. Je me sens appartenir à ces gens là. C'est souvent les gens avec qui je m'entends le mieux, avec qui je rigole le plus. Ce suicide collectif rapproche les gens.